Créer une vague artificielle prend du temps

Voici ce qui pourrait ressembler à la Bergerie Surf Camp

Il faut être motivé pour entreprendre et innover dans le monde du loisir. Entre les démarches administratives qui fleurissent jour après jour, les réunions, les présentations, les votes sans parler de l’opposition et des manipulations politiques qui s’invitent autour de la table, c’est le parcours du combattant. Mais nous voulons toujours démocratiser et promouvoir les sports de vagues dans notre département. Nous améliorons, jour après jour notre concept.

Un bassin artificiel oui, mais pas n’importe lequel.

Lorsque nous avons imaginé le projet en 2014 et avec les technologies existantes à l’époque, il aurait effectivement fallu construire un bassin de 31 000m2.
Fin 2018, nous avons changé de technologie et nous sommes intéressés à Perfect Swell d’American Machines et ses 17 000m2.
Aujourd’hui en Octobre 2019, avec un dessin du bassin amélioré, nous obtenons une surface d’eau de 8 890m2.
C’est le plus petit bassin artificiel pour une vague de surf comme le montre ce croquis :

Comparaison des surfaces d'eau des différentes technologies de vagues de surf artificielles
Comparaison des surfaces d’eau des différentes technologies de vagues de surf artificielles

Quelle est l’évaporation d’un plan d’eau extérieur et comment la calculons-nous ?

L’évaporation du bassin est établie selon une formule issue des règles de calcul ASHRAE (ingénierie en bâtiment) pour les bassins en extérieur.
Cela prend en compte :
–           La surface du plan d’eau.
–           La température du plan d’eau variable mois par mois – (Rappel, le bassin n’est pas chauffé).
–           La vitesse du vent sur le plan d’eau (mois par mois) – éléments issus du site Windfinder . Nous prenons une moyenne de 3 ans et prenons en compte un facteur d’abattement de la vitesse du vent au niveau du plan d’eau.
–           Les conditions T°/hygrométrie extérieure (variable mois par mois) – éléments issus du site infoclimat (station de Pornic) établies sur une moyenne de 30 ans.
– L’activité dans le bassin (coefficient d’activités).
–           Les horaires d’occupation (bassin agité) et d’inoccupation (bassin calme).

Les besoins en eau de La Bergerie Surf Camp – L’équivalent de 275 français.

Pour une surface d’eau de 8 890m2 situé à Saint-Père-En-Retz, cela correspond à une évaporation naturelle de 16 500m3.
De plus, Nous aurons également besoin de 10 100m3/an pour le nettoyage des filtres. Enfin, 18m3 pour les phases de maintenance courante. Soit un total de 26 618m3, sans prendre en compte les précipitations et une ultrafiltration sur les rejets des eaux de lavage des filtres. Ces derniers pourraient être réinjectés dans le bassin à hauteur de 9 000m3/an.
Les précipitations annuelles de la station de Pornic sont de 738.1 mm et un volume correspondant de 6 560 m3/an.
Soit un « total positif » de 15 560m3.

Nous estimons donc nos besoins à 11 058m3 d’eau par an et ce, sans prendre en compte les bassins de rétention que nous souhaitons utiliser. Pour comparer c’est l’équivalent de la consommation annuelle de 275 français. C’est également moins de 1% de la consommation totale des 30.000 habitants de la communauté de communes de Sud Estuaire.
Plus nous avancerons dans le projet, plus ces chiffres seront précis.

En parallèle des études environnementales en cours, nous travaillons avec les différents ingénieurs et les bureaux d’études afin de faire baisser notre consommation d’eau et d’électricité encore plus.

Il nous reste encore beaucoup d’étapes avant de présenter le projet que nous imaginons aux services de l’état, aux associations et à la population. Il faut simplement nous laisser le temps de le faire.

Thibaut Coutansais