L’eau et l’électricité

Bien qu’une autoconsommation électrique totale semble difficile, nous souhaitons étudier toutes les possibilités pour produire notre propre énergie. Nos bâtiments d’un peu plus de 1 000 m² seront sur pilotis afin de réduire leurs emprises au sol et ainsi penser à la déconstruction au bout de 20, 30 ou 40 ans, et le retour possible de ce terrain vers une destination de prairie naturelle.

L’eau

Le bassin aura une capacité de de 11 000 m3. L’eau proviendra du réseau public, sans forage des nappes phréatiques conformément aux préconisations de l’ARS (agence régionale de la santé). Nous avons également choisi une filtration naturelle, sans produits chimiques. L’évaporation de l’eau quotidienne ne générera aucun résidu de chlore ou de tout autre produit chimique dans l’air. Le classement de notre bassin en « baignade artificielle » par l’ARS ne nécessitera aucune vidange annuelle comme pour d’autres parcs aquatiques.

Le bassin une fois rempli ne nécessitera plus aucun apport d’eau – à part un besoin annuel – estimée à 11.058 m² (formule issue des règles de calcul ASHRAE ) soit l’équivalent de la consommation annuelle d’une piscine municipale ou encore de la consommation de 275 français par an. Nous continuons à travailler afin de baisser encore davantage notre consommation d’eau.

L’électricité

Nous souhaitons établir un partenariat avec un producteur d’énergie renouvelable. Avec l’installation de panneaux photovoltaïques sur les bâtiments, sur les espaces techniques ou même sur des ombrières de parking. Nous allons produire notre propre électricité pour générer les vagues, les bâtiments, le traitement de l’eau ainsi que pour l’éclairage. Mais lorsque le bassin sera à l’arrêt, l’énergie générée par les panneaux photovoltaïques pourra être envoyée directement dans le réseau ERDF. Au contraire, lors de pics de fréquentation, nos panneaux ne produiront pas assez, nous consommerons de l’électricité du réseau en partenariat avec des fournisseurs d’énergie renouvelable.

Nous avons également rencontré l’équipe des énergies marines et océan de l’école centrale de Nantes afin d’étudier la récupération de l’énergie de la vague. Nous pourrons également récupérer la chaleur des ventilateurs qui insufflent de l’air dans les caissons pneumatiques et génèrent la houle. Grâce à toutes ces nouvelles techniques et procédés, nous souhaitons nous baser sur les possibilités qui existent.

Certains partenaires spécialisés dans le secteur des énergies renouvelables sont d’ailleurs intéressés par l’atypisme du projet afin d’y déployer de nouvelles techniques ou procédés cohérents. C’est dans cette optique que nous avons rencontré l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie) pour qu’ils étudient nos différentes solutions et qu’ils nous conseillent. L’Ademe nous a permis de rencontrer certaines entreprises innovantes et de faire avancer le projet dans ce sens.